|
Acides Les composés les plus anti-inflammatoires du règne végétal ; ils sont hypothermisants, hypotenseurs. On les trouve principalement sous forme d'esters, c'est-à-dire combinés à des alcools.
Alcaloïdes (-ine)
C’est une substance organique azotée d’origine végétale, à carac- tère alcalin et de structure complexe. On trouve des alcaloïdes dans plusieurs familles de plantes et on en connait plus de mille, dont : la caféine, la quinine, la colchicine, l’atropine... Ils passent très facilement dans les percolations. Ils agissent directement sur le système nerveux (sympathique, parasympathique et central) avec des effets sur la conscience et la motricité. L’action sur le système nerveux peut aller jusqu’à une action antispasmodique, mydriatique, anesthésique locale ou analgésique. Les alcaloïdes sont aujourd’hui nommés d’après la plante qui les a fourni et toujours avec une terminaison en “ine”. D’une façon générale, les alcaloïdes sont amers et utilisés comme apéritifs.
Aldéhydes
Intermédiaires entre alcools et cétones. Ce sont surtout de bons anti-inflammatoires, ils agissent en hypo : calmants du système nerveux, hypothermisants et hypotenseurs. Toniques, anti-infectieux, ils peuvent irriter les muqueuses et la peau.
Amers
Les peuples primitifs considéraient que l’amertume donnait de la force. Les plantes à amers ont une activité stimulante sur la sécrétion de toutes glandes (de la digestion, endocrine). Les plantes apéritives mettent en appétit. Elles augmentent les sécrétions digestives et facilitent la digestion. La plupart des apéritifs d’autrefois contenaient une amertume (gentiane) que l’on pouvait marier avec un goût sucré. En plantes à amers, il y a la gentiane, le chardon béni, en amers astringents, la chicorée sauvage, en amers aromatiques (très souvent liés à la présence d’huiles essentielles), les écorces d’agrumes (orange, citron, pamplemousse …).
Anthocyanes (ou anthocyaniques)
Ce sont des dérivés de l’acide cyanhydrique (produit de la combinaison de l’hydrogène avec le cyanogène). Les anthocyanes, à dose modeste dans une plante, donneront des vertus antiseptiques à celle-ci. On les trouve dans les fleurs bleues (bleuet, violette, mauve).
Cétones
Composés très actifs physiologiquement, leur utilisation doit être bien contrôlée. A faible dose les cétones agissent en hypo : elles sont calmantes, sédatives, hypothermisantes. A très forte dose ou doses répétées elles sont toxiques. Elles ont un pouvoir de lyse sur les mucosités et les lipides et empêchent le sang de former des caillots (anticoagulantes). Elles activent également le processus de cicatrisation. Faiblement antiseptiques elles sont cependant fortement immuno-stimulantes. Elles ont en plus des propriétés vermifuges et anti-mycosiques. Il ne faut jamais les employer seules, ni à haute dose, ni sur de longues périodes.
|
|
Coumarines
Neuro-sédatives et anticoagulantes, les coumarines ont une action en hypo : hypothermisantes, hypotensives.
Les furocoumarines ne doivent pas être utilisées sur la peau avant l'exposition au soleil car elles sont photosensibilisantes. Les pyrannocoumarines sont elles hépatotoxiques. Tout dépendra de leurs proportions dans l'huile essentielle de la plante et des autres composants qui viendront tempérer ou équilibrer sa présence. Par exemple, lavandula vera contient des cétones et des coumarines en faible proportion, qui sont "neutralisées" par les esters aux propriétés relaxantes très importantes.
Diones
Les diones sont antispasmodiques et anticoagulantes. Elles sont moins agressives que les cétones.
Diterpénols
Régulateurs hormonaux en raison de leur structure voisine des hormones stéroïdes sexuelles humaines ; ils sont actifs même à faible dose.
Esters
Ils allient les propriétés calmantes des cétones aux propriétés toniques des alcools d'où leurs propriétés anti-spasmodiques et neurotoniques. Excellents rééquilibrants nerveux, les esters sont très doux sur la peau et décongestionnent en cas de manifestations inflammatoires.
Flavonoïdes (du latin flavus, jaune)
Ils entrent dans la composition de nombreux pigments végétaux et en particulier les pigments jaunes et oranges (Calendula) et aussi dans les pigments bleus (le Bleuet, grand antispasmodique de la face et surtout des yeux). Les plantes qui contiennent des flavonoïdes sont souvent liés à la fonction antispasmodique.
Hétérosides (ou glucosides)
Ce sont des molécules de sucres qui sont liées soit à une fonction phénol (hétérosides phénoliques : Salix alba, Pyrola rotundifolia) soit à un dérivé nitré (hétérosides cyanogénétiques : Prunus amygdalus) ou soufré (hétérosides sulfurés : Allium sativum) qui entraînera des propriétés particulières de la molécule.
|
|